Atelier de dégustation Côte Rôtie et Saint-Joseph

Rapide feed back de l’atelier de dégustation de jeudi passé. Quelques réflexions aussi.

Au top : Saint-Joseph 2015 rouge Gonon, un vin qui tient son rang et ses promesses. Certes, jeune encore mais le nez est splendide et la bouche racée. Lorsque ce vin a se déployer, dans quelques années, ça va vraiment être une jolie bouteille.

Un flop : Côte Rôtie Sereine Noire Gangloff 2004. Grosse fatigue dans cette bouteille. Peut-être justement une question de bouteille, de stockage ou de bouchon mal embouché … En tout cas on espère que le vin se goute mieux dans d’autres bouteilles, même si le millésime n’est pas énorme on attend tout de même mieux que ce coté vieille cave au nez dans une Côte Rôtie d’une centaine d’euros… La bouche offre cela dit une assez jolie richesse de texture.

Correct mais… Côte Rôtie Jamet 2004. Plus en forme que Gangloff mais dans une direction assez similaire. Peut-être une erreur d’acheter une cuvée « moyen de gamme » dans un petit millésime chez un vigneron ? On imagine les meilleurs raisins partis dans ses grandes cuvées pour le coup. Centaine d’euros aussi quand même le moyen de gamme ..

A top : Côte rôtie Les Grandes Places 1997 Gérin. Un vin qui valide la réputation du lieu-dit Les Grandes Places dans la Côte Brune. Ses 20 ans lui vont bien et on sent encore de la réserve. Puissance et délicatesse. Pas magique mais beau. Autour de 90 euros.

Sympa, typé, race : Saint-Joseph les terres blanches 2015 domaine Monnier. Jeune, à attendre, mais une belle densité à l’attaque, de l’allonge, de la complexité.

Sympa, simple, authentique : Saint-Joseph La Chave 2014 Martine Rouchier. Le coté gourmand du Saint-joseph, charnu, un peu rustique aussi, pas très long mais un bon copain.

Bien, classique : Côte Rôtie Ampodium 2015 Rostaing. Un vin bien calibré, assez élégant, plaisant, cohérent. Un petit manque d’énergie ?

Très bien : Saint-Joseph Le Berceau 2006 Bernard Gripa. Un vin ouvert, charnu, ne manque pas d’élégance ni d’allonge.

Un peu léger : Côte Rôtie Tupin’s 2015 Matthieu Barret. C’est sympa, il y a de l’ampleur à l’attaque, c’est frais, acidulé en finale, net. Un peu court, globalement un peu court pour une Côte Rôtie à 50 euros.

Du fond, quoique un peu léger : Côte Rôtie Coteaux de Bassenon 2014 Stéphan. Dans la même année, le Coteaux de Tupins du même vigneron est juste splendide ! Peut-être parce que 100% Serine Noire (l’ancêtre de la Syrah ou quelque chose comme ça) ? Le Coteaux de Bassenon 2014 n’a pas le même fond, plus léger, moins dense, moins long. Attention, c’est très agréable, mais revient à nouveau la question du rapport qualité prix… Environ 70 euros.

L’objectif de l’atelier de dégustation a globalement été atteint : comprendre les différences aromatiques et gustatives entre la Côte Rôtie et le Saint-Joseph, ces deux appellations réputées et proches. Le plus flagrant était probablement la différence d’ampleur et de finesse des tanins.

Même si on ne peut jamais émettre un avis définitif après une dégustation, je reste sur ma faim, surtout du coté des Côte Rôtie : fatigues prématurées dans les 2004, manque de fond dans certaines cuvées. Une appellation sur cotée ?

Dans sa « Topographie » de tous les vignobles connus »(ouvrage référence publié en 1896) A. Jullien Classe seulement, dans la région, les vins d’Hermitage, rouges et blancs, dans la catégorie des vins de première qualité et les vins de la Côte Rôtie dans la catégorie des vins de deuxième qualité. Voilà qui donne l’idée d’un futur atelier de dégustation : Côte Rôtie VS Hermitage … Histoire de vérifier tout ça !

Terre OEnophile, école du vin à Genève et Lausanne

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